Du jeu dans le système

Publié le par Christian Jacomino

Je veux revenir sur la question d'hier. L'occupation des enfants de nos villes pendant les périodes de vacances. J'ai cru comprendre que madame Ségolène Royal était favorable à ce que les écoles et tous les établissements scolaires restent ouverts pendant une plus grande partie de l'année. Cette mesure relèverait du bon sens. En fait il existe déjà, depuis 1991, un dispositif ministériel qui s'intitule école ouverte. Ce dispositif connaît un fort développement. Je peux témoigner de ce que les personnes responsables de notre académie y sont très attachées. Mais nous devons faire en sorte qu'il se généralise. Les principaux arguments en faveur de l'ouverture des établissements pendant les périodes de vacances sont clairement expliqués par le ministère. On peut en ajouter trois que je n'invente pas mais qui se lisent, me semble-t-il, en filigrane:
Primo, en dissociant les temps d'ouverture des écoles du temps de travail règlementaire des enseignants, on rend obligatoire une forme de coopération entre le système scolaire et le monde associatif (ce qui signifie, par parenthèse, que les intermittents du spectacle y trouveraient leur place), on crée une forme d'émulation, ou de mise en concurrence des approches, des méthodologies, ce qui sera nécessairement favorable à l'évolution des pratiques pédagogiques;
Secondo, dans ces autres moments du fonctionnement de l'école, il paraîtra davantage possible et éminemment souhaitable d'associer les parents;
Tertio, dans un univers caractérisé par le principe du 'tout obligatoire pour tout le monde', on introduit une dimension subjective: celle du désir, du choix, de la détermination personnelle: les enseignants seront libres de participer ou de ne pas participer à ces activités (et s’ils y participent, ils sont rémunérés, bien sûr), et les enfants de même.
Ouf… Un peu de jeu dans le système. Un peu d’air libre !
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Publié dans Lire en atelier

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