Islam et transcendance

Publié le par Christian Jacomino

Le Saint Père déclare: "En revanche pour la doctrine musulmane, Dieu est absolument transcendant."
Toute l'entreprise de l'émir Abd el Kadher a consisté à affirmer que Dieu est à la fois radicalement transcendant et radicalement immanent, reprochant aux chrétiens (à juste titre, il me semble) de retenir le Dieu transcendant et d'oublier le Dieu immanent.
Est-il possible que dans l'entourage du Saint Père, il n'y ait personne pour lui rappeler l'importance historique et politique de ce courant de l'Islam, héritier d'Ibn Arabi? Cette question me trouble l'esprit.

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Publié dans Etudes spirituelles

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S
Mais Cerca est toujours plus complet, plus compétent et plus calme que moi sur ce thème. Voir en particulier le texte suivant, où l'on trouve des chiffres terribles. La seule question, me semble-t-il, est celle-ci : 'Pouvez-vous nous assurez que là où vous deviendrez majoritaires en Europe, la liberté de religion sera respectée? Car, si oui, nous vous respectons. Si non, nous vous combattons.'
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C
Absolument d'accord avec ce point de vue...
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B
mais la rétorique anti-croisés n'existe pas chez ceux qui s'intéressent à actualiser la lecture du Coran, à réformer leurs états entre dictateurs et religieux , ou à creuser leur foi puisque foi il y a - et c'est avec ceux là que les clercs chrétiens doivent dialoguer et que nous occidentaux laïcs (occidentaux ? géographiquement le Maroc l'est plus que nous) devons soutenir.<br /> pour les bomes dans le métro : ce sont eux qui sont les premières victimes des islamistes, pour rester près de nos côtes pensez à l'Algérie.<br /> J'ai pensé à vous en lisant sur remue.net l'annonce de réunions à la médiathèque de Tourcoing je crois sur la lecture à haute -voix
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C
Brigetoun, <br /> Avez-vous entendu Alexandre Adler parler de l'histoire du Da Vinci code sur France-Culture? C'est absolument passionnant et délicieux d'intelligence. Je veux dire que, dans ce vieux débat Orient/Occident, Islam/Chrétienté, rien d'un peu spontané ne peut plus avoir cours. On est toujours dans le discours à 6 ou 7 niveaux de profondeur et d'efficace, on fait semblant de s'adresser à ceux de l'autre camp et l'on s'adresse en fait à quelque-uns du sien propre. Ce n'est plus de l'expression linguistique, c'est du billard à trois bandes.<br /> D'où cette impression de décalage...<br /> Pour moi, je pense qu'il y a toujours un peu de mépris de l'autre, quand on ne peut plus lui parler simplement pour lui dire: 'Ta rhétorique anti-croisés nous casse les pieds... Faisons une bonne fois (foi) un colloque là-dessus, dans un endroit sypathique de préférence, parlons, buvons le thé, écoutons de la musique, disons des poèmes, et que ces vieilles lunes ne justifient plus qu'on fasse exploser des avions dans des tours et des bombes dans des métros'.<br /> Je suis sans doute naïf... Mais à force de ne pas vouloir être naïf, on finit par dire des conneries, et même pire que des conneries.<br /> Où et quand le Christ dit : 'Quand c'est oui, dis oui, et quand c'est non, dis non'?
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B
théologiquement et historiquement il y a des choses étranges dans le discour de ce pape érudit.<br /> et rien qu'au niveau de l'organisation de son thème, pourquoi passer par l'islam pour célébrer le logo (un rien abusivement assimilé à la foi mais c'est le pape) et à la critique du 19ème. Il déteste beaucoup et fort semble-t-il
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