Fantômas à Monte-Carlo
Promenade en voiture. Apercevons la neige en passant la frontière. Déjeuner à la Cantine Sanremesi, di Graziella e Cesare, via Palazzo 7, à Sanremo (tél.: 0184.57.20.63). Admirables soupes aux tripes, fagioli, pâtes et pommes de terre. Avec pour moi un quart de vin rouge. Revenons par la route du bord de mer. Nous roulons lentement pour nous réchauffer au soleil intermittent, plutôt faiblard. Nous écoutons le concerto pour violon de Max Bruch que Faustine étudie depuis plusieurs semaines et qui est enregistré là par Maxim Vengerov.
A Monaco, visite du centre commercial Le Métropole, sur la place du casino. Je voudrais faire des photos du feuilletage des niveaux que relient des escalators, où se presse un public cosmopolite, terriblement chic et dépensier (l'idée de Fantômas, avec cette présence du lustre en cristal gigantesque qui domine le vide de plusieurs étages) (on descend, on s'enfonce dans les entrailles du magasin, plutôt que de monter). Mais Annie me dit que c'est interdit. Et déjà je tourne la tête de crainte de voir un vigile fondre vers nous pour saisir l'appareil.
Quand nous ressortons, la nuit est presque là, et sur l'autoroute, tandis que Faustine écoute de la musique sur son iPod, je passe Miles Davis aux prises avec Thélonius Monk dans The Man I love.
Le clignotement des lumières de la ville quand nous arrivons au dessus du quartier Bon Voyage.