Préjugés et inhibitions
Dans nos milieux d'instituteurs et de professeurs on ne lit pas beaucoup Les Echos. C'est un tort. Car la presse ne nous offre guère de lecture plus stimulante que celle de ce journal. Rien qui nous incite aussi sûrement à réviser certains de nos préjugés, qui sont bien sûr des points de vue théoriquement erronés, mais plus grave encore des sources d'inhibition dans les rapports que nous entretenons avec notre métier. Dans la façon même de gérer nos carrières. Les jeunes professeurs français ne doivent plus lire seulement, comme faisaient leurs aînés, Le canard enchaîné et la presse syndicale. Ils doivent lire les chroniques d'Eric le Boucher dans le Monde du dimanche, et deux ou trois fois par semaine au moins, un numéro des Echos.
J'ai conservé le numéro de mardi dernier (le 11). Avant de le mettre à la corbeille (il faut bien), je veux reproduire ici quelques lignes qui touchent à l'un de nos préjugés les plus solidement établis. C'est dans la chronique de Favilla, intitulée L'université: dits et non-dits (je n'en trouve pas de trace sur le cite web). Je cite: