Préjugés et inhibitions

Publié le par Christian Jacomino

Dans nos milieux d'instituteurs et de professeurs on ne lit pas beaucoup Les Echos. C'est un tort. Car la presse ne nous offre guère de lecture plus stimulante que celle de ce journal. Rien qui nous incite aussi sûrement à réviser certains de nos préjugés, qui sont bien sûr des points de vue théoriquement erronés, mais plus grave encore des sources d'inhibition dans les rapports que nous entretenons avec notre métier. Dans la façon même de gérer nos carrières. Les jeunes professeurs français ne doivent plus lire seulement, comme faisaient leurs aînés, Le canard enchaîné et la presse syndicale. Ils doivent lire les chroniques d'Eric le Boucher dans le Monde du dimanche, et deux ou trois fois par semaine au moins, un numéro des Echos.

J'ai conservé le numéro de mardi dernier (le 11). Avant de le mettre à la corbeille (il faut bien), je veux reproduire ici quelques lignes qui touchent à l'un de nos préjugés les plus solidement établis. C'est dans la chronique de Favilla, intitulée L'université: dits et non-dits (je n'en trouve pas de trace sur le cite web). Je cite:

"Chaque pays peut choisir son dosage entre solidarité et marché, mais les expériences étrangères montrent que les universités, pour réussir, ont besoin de deux ingrédients: de l'argent et de l'autonomie. Le premier, dans l'état actuel de nos finances publiques, implique que l'on brise le tabou trompeur de la 'gratuité' des études: dans nombre de pays, des systèmes associant bourses et prêts assurent l'égalité d'accès à des université payantes (et sont d'ailleurs socialement plus justes que le nôtre puisque les catégories aisées profitent plus que les autres de l'enseignement supérieur)" (p. 14).

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Publié dans Libéralisme

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J
Oui, les prof. ignorent les libéraux, et les libéraux ignorent souvent les prof. La situation dans laquelle se trouve l'ami Mario Asselin, de pédagogue et d'homme d'affaires, est inédite chez nous. Je m'efforce de prendre de la graine. Après de longues années d'errance théorique, me voici à pied d'oeuvre pour les travaux pratiques. Intéresser non seulement les collectivités locales mais les entrepreneurs à la lutte contre l'illettrisme et à l'enseignement de la langue française, voilà mon nouvel objectif. J'ai déjà marqué quelques points mais la route s'annonce longue. Quand tu t'ennuies, tu viens me donner un coup de main.
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C
http://www.lesechos.fr/info/rew_france/4446792.htm:-)(Pour suivre ta suggestion, je suis aller chercher un fil rss sur le site des Echos... et n'en ai pas trouvé voué à l'enseignement (pas plus qu'à l'Etat ou à la fonction publique en général. Dommage.)
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